Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Concept.FranceMOB

Faut il abandonner le Business Plan ?

23 Mai 2012 , Rédigé par Processus & Synergies Publié dans #Gestion & PME

   plan b

 

http://fr.techcrunch.com/2011/04/24/faut-il-abandonner-les-business-plan/

par Renaud Euvrard 24 avril 2011

 

Le Business Plan est une étape indispensable pour tout créateur d’entreprise.

Ce document intègre une présentation du projet, son approche commerciale et financière permettant ainsi d’évaluer les besoins et ressources nécessaires au développement de l’entreprise.

Bien qu’incontournable à toute entreprise, cette étape fait souvent peur à l’entrepreneur, et au final il n’est pas vraiment en adéquation avec le projet et celui qui le porte.

De plus il est souvent reproché qu’il y ait un décalage entre la réalité du marché cible et le Business Plan.

Le plan d’affaire fait parti d’une approche historique plus “industrielle” de la création d’entreprise et peut mal s’accorder aux pures players internet et des réseaux sociaux.

Pourtant cette étape peut être repensée.

C’est ce que propose  Claude Ananou, chargé de formation au service de l’enseignement de management à HEC Montréal et fondateur de plusieurs entreprises.

 

Sa méthode développée au Québec appelée SynOpp, soutenue dernièrement par l’Agence Pour la Création d’Entreprise en France lors du Salon des Entrepreneurs, se recentre sur l’action au cœur de l’entreprise.

C’est une approche plus pragmatique et progressive, étape par étape.

L’entrepreneur doit avancer de manière plus intuitive et alterner entre réflexion, décision et action.

La méthode SynOpp est graduelle et itérative afin de minimiser les risques.

 

Plusieurs jalons sont posés pour avancer au mieux dans cette démarche afin de se poser les bonnes questions et définir l’ADN de son projet.

 

Tout commence par l’identification du besoin.

L’entrepreneur doit être à la recherche et à l’écoute des besoins non satisfaits afin de définir un marché potentiel.

Il doit enchaîner rapidement sur le développement d’un prototype simple, à tester auprès d’un nombre de personne restreint, avec pour but de valider la viabilité du produit ou du service.

Ensuite les risques et les limites consacrés au projet doivent être clairement posés : finances, temps, entourage, réputation, capacité à gérer l’échec…

Enfin l’entrepreneur doit déterminer ses avantages concurrentiels, le potentiel de son produit et les ressources nécessaires.

Cette méthode n’a bien sûr rien de révolutionnaire, cela se rapproche du “Lean Startup”.

Pragmatique, c’est à l’évidence une façon de se poser les bonnes questions mais surtout une manière d’affiner au mieux son produit selon les besoins, avant de lancer toutes ses armes dans la bataille.
Le Business Plan reste de toute manière un document incontournable nécessaire au développement de son projet, vis-à-vis des banquiers ou des financiers.

Cette méthode ne s’oppose pas au Business Plan, elle l’accompagne plutôt dans sa construction, notamment au tout début de sa volonté d’entreprendre.

Comme l’a indiqué Guilhem Bertholet : “Il existe peut-être autant de définitions du business-plan qu’il existe d’entrepreneurs”.

La création d’entreprise est tout au long du chemin, un monde d’incertitude, l’important est donc de se poser les bonnes questions aux bons moments.

___________________________________________________________

 Sommaire de «Vers la fin du business-plan ? »

Une nouvelle méthode, baptisée SynOpp, propose une alternative au modèle imposé du business-plan.

 Découverte.

L'étape du business plan est pour les créateurs un moment capital.

Mais, pour beaucoup, cela reste une véritable épreuve.

Une nouvelle méthode, développée au Canada, arrive en France.

 Fera-t-elle école ? Elle a, quoi qu'il en soit, le mérite de poser des questions et de remettre en cause un modèle trop souvent imposé et vécu comme un casse-tête par les créateurs.
Cette méthode, baptisée SynOpp®, a été mise au point par Claude Ananou, chargé de formation au service de l'enseignement du management à HEC Montréal.

 Loin d'être farfelue, elle est soutenue en France par l'Agence pour la création d'entreprises (APCE), gage de sérieux !

Ayant déjà fait ses preuves au Canada, l'approche SynOpp® place l'action au cœur du projet.
Pourquoi une nouvelle méthode ?

 

Le business plan (ou plan d'affaires) est reconnu, à juste titre, comme un élément indispensable à toute création d'entreprise.

Il permet en effet de chiffrer le projet, d'évaluer les besoins, les ressources, les montants de chiffres d'affaires prévisionnels, etc.

Ce document, outre son aspect « balisage financier », sert aussi à présenter votre projet aux banquiers, par exemple.

En clair, il est incontournable…

Mais, comme le souligne l'APCE, « il est plutôt vécu comme une barrière à l'envie d'entreprendre, qui retarde la mise en place du projet. Rédiger un business plan fait peur et le résultat ne reflète pas toujours la cohérence du projet avec la personnalité du créateur et son environnement. »

 
En quoi consiste cette nouvelle approche ?

Trois mots peuvent résumer la méthode SynOpp : réflexion, décisions, actions.

Le futur créateur, via cette méthode, est amené à envisager des hypothèses en fonction desquelles il décide de continuer sa démarche entrepreneuriale.

Au travers de cette démarche pas à pas, il se familiarise avec son environnement et porte un regard critique sur son projet.

Il doit être capable de pouvoir répondre à cette question de bon sens : « Suis-je le bon entrepreneur, avec le bon projet, au bon endroit et au bon moment ? »

 Si c'est le cas, l'entrepreneur peut décider de continuer le processus d'élaboration de son projet.

Sinon, il doit réfléchir aux possibilités de l'adapter.
Une démarche pragmatique que Claude Ananou, avec un trait d'humour québécois, résume ainsi : « C'est du GBS, du gros bon sens ! »

De son côté, Jean-Claude Volot, président du conseil de l'APCE, commente : « Nous sommes persuadés que ce type d'approche a toute sa place en France, et qu'avec le nombre toujours en progression de créations d'entreprise, notamment par les auto-entrepreneurs, une méthode plus centrée sur l'adéquation homme-projet-environnement sera favorable à leur pérennisation. »

 
La méthode en pratique

La méthode SynOpp prône une démarche de construction du projet graduelle : l'entrepreneur commence petit à petit et donnera davantage d'envergure à son projet quand il le souhaitera et quand il le pourra.

En clair, inutile de construire un business plan prévoyant d'acheter dix véhicules de livraison dès la création, mais démarrer l'activité, gagner ses premiers clients et ensuite investir.
Le créateur est ainsi amené à déterminer la plus simple expression de son activité, l'ADN du projet.

Il démarre petit, par exemple au niveau du prototype.

Il peut donc le tester auprès de ses clients potentiels, voire même commencer à vendre une dizaine de produits ou services.

 Cette étape permet d'affiner au plus juste l'offre à la demande, et ce avant d'investir des sommes trop importantes.


La méthode SynOpp repose donc sur quelques étapes clés :


- identification d'un besoin,
- développement d'une solution en adéquation avec la concurrence et les règles du jeu de l'industrie,
- évaluation du potentiel de marché de cette solution,
- évaluation personnelle : le créateur détermine  s'il est prêt à se lancer dans le projet tel qu'il l'a bâti jusque-là,
- concrétisation par l'amorçage du projet et la définition d'activités de gestion à court terme.

Une démarche pragmatique !

 Cependant, si cette méthode est séduisante, pas sûr qu'elle suffise aujourd'hui à convaincre les banquiers.

Elle est sans doute davantage à voir comme une technique de préparation, d'optimisation du projet avant le grand saut vers la création.    

 

 Valérie Talmon source : Les Echos ( 24.3.2011 ) http://bit.ly/hjQg1Z

Partager cet article

Repost 0