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Concept.FranceMOB

Rupture et Innovation

26 Novembre 2009 , Rédigé par Processus & Synergies Publié dans #Innovation & Design

«La rupture.»
A trois reprises, le 15 septembre, au salon de Francfort, Carlos Ghosn a employé ce terme pour justifier sa stratégie dans l'électrique


Quelle mouche a donc piqué Renault ?

http://www.challenges.fr/magazine/strategie/0190.027575/renault_mise_a_fond_sur_la_voiture_electrique.html

 «Nous en avons eu assez de cette idéologie du kaizen [le concept d'amélioration permanente cher à Toyota. ], qui fait que l'on diminue les émissions de CO2 petit à petit, sans les éradiquer, dit Andrew Palmer, directeur de la division EV de Nissan.
Il fallait du plus radical
 Dans cette quête de «rupture», Renault et Nissan se partagent les rôles.

Mais c'est de la rencontre avec Shai Agassi que naît une approche nouvelle sur le modèle financier.
Début 2007, Carlos Ghosn fait connaissance à Davos du PDG de la start-up Better Place :
http://www.knock-on-wood.net/article-les-pionniers-de-l-or-vert-38114632.html

Et il découvre que dès qu'une voie technologique s'ouvre, certains pays sont prêts à mettre de l'argent sur la table.

Dans sa pub, Renault joue la carte grand public.
«Tout le monde est capable de fabriquer un véhicule électrique.
Mais qui sera capable de fabriquer un véhicule électrique pour tout le monde ?»
Renault et Nissan, bien sûr....

L'offensive du constructeur français dans la voiture électrique constitue un des plus formidables paris de son histoire, technologique et financier, mais aussi culturel et politique.
Culturel, parce qu'il y a l'opportunité de faire la course en tête dans un secteur d'avant-garde.
 De créer une «disruption», comme le dit Jean-Marie Dru, le président de TBWA, l'agence de Nissan, qui a inventé ce mot fétiche pour soutenir la réflexion stratégique.

http://www.knock-on-wood.net/article-13089635.html

Du côté de la branche japonaise, Andrew Palmer assure que le principal écueil est lié au volume.
«Et ce risque sur le volume est lié au déploiement des infrastructures.» C'est d'ailleurs pour cela qu'au salon de Francfort, Philippe Varin, président de Peugeot Citroën, glissait, un brin vachard :
 «Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans un même panier, surtout quand on ne connaît pas la taille du panier

C'est cela le revers de la «disruption "
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Lire 
Qualité / Prix ou Valeur / Coût :
http://concept.va.over-blog.com/article-qualite-prix-ou-valeur-cout--40444430.html


Extraits de la préface de Francoscopie 2010:


Une première remarque s'impose :
les Français n'ont pas découvert la " crise " en 2007, à l'occasion du scandale des subprimes et des " fonds toxiques ", puis du krach économique de septembre 2008.
De nombreux signes montrent qu'elle était présente dans leur esprit depuis une quinzaine d'années.
Leur conviction est ancienne, en effet, d'un emballement du monde, d'un déclin de la France, d'une baisse du pouvoir d'achat, d'un dévoiement du " progrès ", d'une accumulation des dettes et des menaces.
 Les Français détiennent depuis des années le record peu enviable du pessimisme, mesuré par les sondages.
L'annonce " officielle " de la crise puis celle de la récession économique ont donc constitué un véritable traumatisme : on n'avait encore rien vu ; c'était maintenant que les difficultés commençaient vraiment !
Si l'on veut résumer par un mot les transformations intervenues au cours des dernières années, c'est celui de rupture qui vient à l'esprit.


- Ruptures dans la vision de la vie


- Ruptures dans la vie sociale

- Ruptures dans le travail

- Ruptures dans la consommation

- Ruptures dans les loisirs

- Ruptures idéologiques

La " crise " actuelle est sans doute la conséquence d'erreurs individuelles et collectives.
Elle peut être regardée principalement comme une crise de la confiance, qui en est à la fois cause et conséquence.
Elle pourrait déboucher sur d'autres crises, notamment sociale et budgétaire.
Des risques majeurs apparaissent donc pour l'avenir de la France, lequel n'est évidemment pas dissociable de celui du monde.

Heureusement, l'avenir
n'est pas à découvrir mais à inventer:
http://www.francoscopie.fr/livre.htm

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